Les pathologies et blessures du pied

INTRODUCTION

Le pied, c’est notre base. Vous le savez bien, sans lui on ne va pas bien loin ou alors c’est tout de suite plus complexe. Les douleurs de pied sont assez fréquentes et relativement variées. Certaines sont simples à gérer (inflammation douloureuse d’un ligament après une pronation forcée), mais d’autres sont relativement difficiles comme l’aponévrosite plantaire.

Le pied présente une anatomie assez complexe du fait du nombre élevé d’os et donc de ligaments et de muscles qui s’y insèrent.

L’ANATOMIE DU PIED

Débutons par les os du pied pour comprendre la structure de la voûte plantaire notamment.

Le pied est composé de 28 os ce qui permet une grande flexibilité et permet ainsi une bonne adaptation aux reliefs du sol. Il est important de garder en tête cette notion biomécanique basique, mais qui se révèle fondamentale dans la prise en charge et les soins lors d’une blessure ou d’une douleur. Par exemple au cours de pas lors de la marche le pied est capable de s’allonger jusqu’a 6,6 mm grâce à sa flexibilité. En plus de permettre une bonne adaptation au relief cette souplesse permet d’amortir les chocs et donc d’encaisser les contraintes (métatarsien). Encore une fois cette notion est très importante notamment lorsque l’on pense aux blessures liées à la course à pied (tendinite / fracture).

Le pied se décompose en plusieurs parties, avant pied, medio pied et arrière pied pour plus de facilité.

La partie que l’on nomme le tarse est formée du talon et de la cheville et regroupe 7 os :

  • Calcanéum
    C’est lui qui forme le talon. Le calcanéum supporte donc des fortes contraintes. Sur sa partie postérieure vient s’attacher le tendon d’Achille. En dessous, c’est l’aponévrose plantaire. 
  • Astragale / talus
    Il s’articule avec le calcanéum pour forme la cheville. Le talus se retrouve souvent en mauvaise position suite à une entorse de la cheville (varus de l’arrière pied) ou alors suite à de mauvaises position prolongée.
  • Scaphoïde / naviculaire
  • Cuboïde
  • 3 cunéiformes

Devant viennent s’articuler les métatarses. Ce sont 5 os longs situés entre le tarse et les orteils.

Les orteils quant à eux se composent de trois phalanges sauf le gros orteil de l’on appelle Hallux qui n’en possède que deux.

En ce qui concerne les muscles du pied ils sont au nombre de 20. Cela peut paraître raisonnable, mais le nombre de tendons en relation avec ces 20 muscles est de 107. Il y a donc 107 tendons dans chacun des pieds. On comprend donc mieux la complexité de l’anatomie du pied et parfois la difficulté pour comprendre l’origine de la souffrance d’une de ces structures anatomiques (compression / déformation / pieds-plats).

Pour comprendre leurs rôles nous pouvons repartir les muscles par zone :

  • Les muscles de la partie postérieure qui ont pour rôle l’extension.
    • Le mollet ou triceps sural avec les jumeaux interne et externe et le soléaire qui s’insèrent sur le tibia.
    • Les péroniers ou fibulaires sont les muscles latéraux qui servent au maintien de la cheville et à mobiliser le bord latéral du pied vers l’extérieur et le haut fixés sur la fibula.
    • Le tibial postérieur est un muscle que l’on retrouve souvent en souffrance lors des pathologies liées à la course à pied. Il a un rôle majeur dans la stabilisation du pied (soutien de la voûte).
    • Enfin les fléchisseurs des orteils et de l’hallux ont bien sur pour rôle la flexion des orteils et de l’avant pied.
  • Sur la partie antérieure, nous retrouvons les muscles servant à la flexion dorsale du pied. On retrouve :
    • L’extenseur des orteils
    • L’extenseur de l’hallux
    • Le tibial antérieur qui peut être irrité en course a pied et dans le cadre d’une périostite tibiale

L’ensemble de ces structures anatomiques sont donc soumises a de fortes contraintes lors de nos déplacements, mais encore davantage quand on parle de pratique sportive. Sollicitées de manière excessive ces articulations, tendons, fascia etc peuvent s’irriter et devenir douloureux ou subir une lésion. La visite chez un podologue peut parfois s’avérer nécessaire pour la fabrication d’une orthèse plantaire ou semelle orthopédique.

En effet, la course à pied est un enchaînement de saut vers l’avant. C’est donc une succession de réception d’amortis et de propulsion qui s’enchaine. Le pied est fait pour cela et peut s’adapter a tout type de pratique. Cependant, la notion de progression est importante à comprendre. Le corps s’adapte, mais cela lui demande du temps. En fonction du type de structure ce temps est plus ou moins important. Le muscle peut s’adapter assez rapidement à une nouvelle pratique ou a un changement d’intensité. L’os lui demande plus de temps. Pour le tendon, c’est entre les deux. Quand nous parlons de blessure ou de pathologie, il faut donc comprendre l’anatomie, le rôle du pied et prendre en compte les contraintes appliquent sur ce pied pour identifier clairement l’origine du problème afin de le résoudre efficacement.

LES BLESSURES DU PIED ET LEUR RÉÉDUCATION

L’aponévrosite plantaire

Le névrome de Morton