Les ondes de chocs, comment fonctionne cet outil de rééducation ?

Les médecins du sport les prescrivent souvent, les rendant assez populaires. Certains d’entre vous en ont donc surement déjà entendu parler des ondes de chocs pour soigner une blessure ou une douleur récurrente sur un tendon ou une fibrose de cicatrice par exemple.

Que ça soit par :

  • Une recommandation du médecin du sport
  • Un retour d’ami
  • Des recherches sur votre pathologie (tendinopathie / tendinite épaule, genou, tendon d’achille…)
  • Une ancienne blessure qui a nécessité une rééducation

Mais très peu parmi vous savent à quoi s’attendre réellement. Pour cela nous vous détaillons exactement le rôle des ondes de chocs et le déroulement d’une séance dans un centre de kinésithérapie KOSS.

Qu’est-ce que les ondes de choc ?

En physique, les ondes de choc sont des mouvements de très haute pression provoqués, par exemple, par une explosion, un tremblement de terre ou un avion dépassant le mur du son. Rassurez-vous cela est bien moins puissant avec nos appareils en rééducation.

Comme vous pouvez le voir sur la photo au-dessus, notre appareil d’onde de choc se compose d’une pièce à main en forme de pistolet que nous actionnons pour lancer le traitement.

Dans cette pièce à main il y a une tige métallique qui glisse et fait un mouvement de va-et-vient sous la pression du compresseur situé à côté. Sur la console nous paramétrons les réglages.

Ils dépendent :

  • du type de soin
  • de la zone traitée
  • du ressenti de chacun

Pour cela nous faisons varier la pression, le nombre de coups ainsi que la fréquence des percussions. Bien entendu c’est l’expertise de votre kinésithérapeute qui permet d’adapter le traitement pour qu’il soit le plus efficace possible, mais toujours en encore avec vous et en s’adaptant à votre ressenti.

Comment se passe une séance d’onde de choc avec un kinésithérapeute du sport KOSS ?

Lors d’une séance d’onde de choc, on applique une petite tête métallique au niveau de la zone à traiter. Grâce à un compresseur géré par un boitier permettant de sélectionner Puissance, Fréquence et Nombre de coups, cette petite tête vient percuter à de nombreuse reprises (souvent 2000 coups) et à différentes intensités (1 à 3 bar) la zone en question.

  • Parlons des piments pour mieux comprendre les ondes de chocs

Les piments rouges contiennent de la capsaïcine. Dans un premier temps, cette substance excite les fibres nerveuses C dont le rôle est de transmettre la douleur avant de les inhiber pendant une période prolongée.

Vous connaissez tous cette sensation : la bouche est littéralement en feu avant de ne plus rien sentir.

  • Le résultat des recherches scientifiques

Les recherches ont montré que la thérapie par ondes de choc fonctionne sur le même principe1. Lorsqu’elles sont activées, les fibres nerveuses C libèrent une substance spécifique (substance P) dans le tissu ainsi que dans la moelle épinière. Cette substance provoque un léger inconfort pendant et après le traitement par ondes de choc. Cependant, avec une activation prolongée, les fibres nerveuses C deviennent incapables pendant un certain temps de libérer de la substance P et d’enclencher une douleur2.

Une quantité moindre de substance P dans le tissu entraîne une diminution de la douleur. Mieux encore : moins de substance P entraîne le déclin d’une inflammation neurogénique3.

Ce qui, avec la libération de facteurs de croissance et l’activation de cellules souches dans le tissu traité, favorise la guérison4.

Vous comprenez maintenant l’intérêt des ondes de chocs dans le traitement des tendinopathies et des douleurs chroniques.

Les actions et les objectifs du kinésithérapeute avec les ondes de choc ?

Les actions sur votre physiologie :

  • Réduction de la douleur ressentie
  • Augmentation de la circulation sanguine localement
  • Activation du processus de guérison enclenché par la stimulation des cellules souches

Les objectifs de soin :

  • Tendinopathie / tendinite d’épaule, genou tendon rotulien, tendon d’achille…
  • Douleurs aiguës
  • Douleurs chroniques
  • Lésions musculaires
  • Calcifications

Quel est le résultat de cet outil de physiothérapie en kinésithérapie du sport ?

Généralement un peu de douleur pour commencer. Mais pratiqué dans les règles et selon les protocoles adaptés à votre pathologie c’est un formidable outil pour optimiser votre traitement en kinésithérapie du sport.

Avec toutes ces infos vous n’en voudrez plus à votre kiné du sport pour les premières douleurs. Il pense à votre bien sur le long terme !

Tous les cabinets de kinésithérapie à Paris KOSS sont équipés de cet outil et tous les kinésithérapeutes du sport KOSS sont formés à cette technologie ainsi qu’aux protocoles de soins spécifiques à certaines pathologies.

Bibliographie :

1 Maier et al., Clin Orthop Relat Res 2003; (406):237–245.

2 In addition, shock waves activate the so-called Aδ nerve fibers (sensory afferent nerve fibers from the periphery) via receptors in the tissue.

According to Melzack and Wall’s gate control theory (Science 1965; 150:971–979) these activated Aδ fibers then suppress the conduction of pain in the second-order neuron of the sensory pathway in the dorsal horn of the spinal cord.

3 The release of substance P, CGRP (calcitonin gene-related peptide) and other inflammation mediators from afferent nerve fibers is generally referred to as “neurogenic inflammation” (Richardson and Vasko, J Pharmacol Exp Ther 2002; 302:839–845). It is also linked to the pathogenesis of tendinopathies such as tennis elbow and plantar fasciitis (Roetert et al., Clin Sports Med 1995; 14:47–57; LeMelle et al., Clin Podiatr Med Surg 1990; 7:385–389).Shock wave treatment causes a drop in substance P and CGRP in the tissue (Maier et al., 2003; Takahashi et al., Auton Neurosci 2003; 107:81–84).

4 Shock waves in the treated tissue lead to a stronger expression of growth factors such as BMP (bone morphogenetic protein), eNOS (endothelial nitric oxide synthase), VEGF (vascular endothelial growth factor) and PCNA (proliferating cell nuclear antigen) as well as to an activation of stem cells

(Wang CJ, ISMST Newsletter 2006, Vol. 1, Issue 1; Hofmann et al., J Trauma 2008; 65:1402–1410).