La tendinopathie du moyen fessier apparaît rarement sans raison. Dans la majorité des cas, plusieurs facteurs se combinent progressivement.
Le premier élément retrouvé chez les coureurs est l’augmentation trop rapide de la charge mécanique.
Cela peut correspondre à une hausse du kilométrage, à l’introduction de séances de fractionné, à des dénivelés importants ou à une reprise trop intense après une pause sportive.
Certains paramètres biomécaniques peuvent également favoriser la surcharge du tendon. Une faiblesse des muscles stabilisateurs du bassin, un contrôle insuffisant du membre inférieur ou des défauts de technique de course peuvent a ugmenter les contraintes exercées sur la hanche.
Les surfaces d’entraînement jouent aussi un rôle. Les dévers répétés, les terrains irréguliers ou les changements brusques de chaussures peuvent modifier les contraintes appliquées au complexe fessier.
Chez certains patients, la douleur devient progressivement présente au quotidien. Dormir sur le côté douloureux, rester longtemps debout ou croiser les jambes peuvent alors devenir inconfortables.
Cette évolution traduit souvent une irritation persistante du tendon.
Il est important de noter qu’une douleur latérale de hanche n’est pas systématiquement liée au moyen fessier. D’autres diagnostics doivent parfois être éliminés :
- arthrose de hanche
- conflit fémoro-acétabulaire
- douleur lombaire projetée
- fracture de fatigue chez le sportif à risque
C’est pourquoi un bilan clinique précis reste indispensable avant d’entreprendre un traitement.
Au cabinet Koss, situé à Paris 8, l’évaluation fonctionnelle vise notamment à analyser les capacités musculaires, la stabilité pelvienne, les contraintes sportives et les facteurs de surcharge afin de proposer une prise en charge individualisée.