Genou et jambe

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Tendinopathie du moyen fessier : la cause fréquente des douleurs latérales de hanche chez les coureurs

Souvent confondue avec une simple gêne musculaire ou une bursite, la tendinopathie du moyen fessier représente pourtant une cause très fréquente de douleur latérale de hanche chez les sportifs, notamment chez les coureurs. Cette pathologie liée à une surcharge mécanique peut perturber l’entraînement, le sommeil et les gestes du quotidien.
Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée permettent généralement d’éviter la chronicisation et de reprendre le sport progressivement.

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En résumé
La tendinopathie du moyen fessier est une cause fréquente de douleur sur le côté de la hanche chez les coureurs. Elle apparaît souvent après une surcharge d’entraînement ou un déficit de stabilité du bassin.
Le diagnostic repose principalement sur l’examen clinique.

Le traitement associe adaptation des charges, renforcement musculaire et rééducation progressive. Une reprise trop rapide de la course augmente le risque de récidive.

Pourquoi la tendinopathie du moyen fessier provoque-t-elle des douleurs latérales de hanche ?

Chez de nombreux coureurs, les douleurs de hanche apparaissent progressivement lors de la course, des montées d’escaliers ou même pendant la marche prolongée. Dans une grande partie des cas, ces symptômes sont liés à une tendinopathie du moyen fessier, un tendon essentiel à la stabilité du bassin pendant l’appui monopodal.
Au sein du cabinet Koss, les kinésithérapeutes du sport rencontrent régulièrement cette problématique chez les sportifs amateurs comme confirmés, notamment après une augmentation trop rapide des charges d’entraînement.

Le moyen fessier est un muscle situé sur la face latérale de la hanche. Son tendon s’insère sur le grand trochanter, une saillie osseuse palpable sur le côté de la hanche.
Son rôle principal consiste à stabiliser le bassin lorsque le corps est en appui sur une seule jambe, ce qui survient à chaque foulée en course à pied.

Lorsque les contraintes mécaniques deviennent excessives ou mal tolérées, le tendon peut progressivement se dégrader. On parle alors de tendinopathie gluteale.
Contrairement à certaines idées reçues, il ne s’agit pas forcément d’une inflammation aiguë, mais plutôt d’une atteinte de la structure tendineuse liée à des phénomènes de surcharge répétée.

La douleur est généralement localisée sur le côté de la hanche. Elle peut irradier vers la fesse ou la face externe de la cuisse sans dépasser le genou.
Les patients décrivent fréquemment :

  • une douleur lors de la course ou après l’effort
  • une gêne en position allongée sur le côté atteint
  • une sensibilité à la palpation du grand trochanter

Cette pathologie touche particulièrement les coureurs, mais également les personnes reprenant le sport après une période d’arrêt, les sportifs augmentant brutalement leur volume d’entraînement ou les individus présentant certains déséquilibres biomécaniques.

Quels sont les facteurs favorisant une tendinopathie du moyen fessier chez le coureur ?

La tendinopathie du moyen fessier apparaît rarement sans raison. Dans la majorité des cas, plusieurs facteurs se combinent progressivement.

Le premier élément retrouvé chez les coureurs est l’augmentation trop rapide de la charge mécanique.
Cela peut correspondre à une hausse du kilométrage, à l’introduction de séances de fractionné, à des dénivelés importants ou à une reprise trop intense après une pause sportive.

Certains paramètres biomécaniques peuvent également favoriser la surcharge du tendon. Une faiblesse des muscles stabilisateurs du bassin, un contrôle insuffisant du membre inférieur ou des défauts de technique de course peuvent a ugmenter les contraintes exercées sur la hanche.

Les surfaces d’entraînement jouent aussi un rôle. Les dévers répétés, les terrains irréguliers ou les changements brusques de chaussures peuvent modifier les contraintes appliquées au complexe fessier.

Chez certains patients, la douleur devient progressivement présente au quotidien. Dormir sur le côté douloureux, rester longtemps debout ou croiser les jambes peuvent alors devenir inconfortables.
Cette évolution traduit souvent une irritation persistante du tendon.

Il est important de noter qu’une douleur latérale de hanche n’est pas systématiquement liée au moyen fessier. D’autres diagnostics doivent parfois être éliminés :

  • arthrose de hanche
  • conflit fémoro-acétabulaire
  • douleur lombaire projetée
  • fracture de fatigue chez le sportif à risque

C’est pourquoi un bilan clinique précis reste indispensable avant d’entreprendre un traitement.

Au cabinet Koss, situé à Paris 8, l’évaluation fonctionnelle vise notamment à analyser les capacités musculaires, la stabilité pelvienne, les contraintes sportives et les facteurs de surcharge afin de proposer une prise en charge individualisée.

Comment confirmer le diagnostic et traiter efficacement cette douleur de hanche ?

Le diagnostic repose avant tout sur l’examen clinique. Plusieurs tests permettent de reproduire les douleurs caractéristiques du moyen fessier, notamment lors des mises en tension ou des contractions résistées.

L’imagerie n’est pas systématique. Une échographie ou une IRM peuvent être demandées en cas de doute diagnostique, d’évolution prolongée ou d’échec du traitement initial.
Ces examens permettent parfois de mettre en évidence des anomalies tendineuses ou une atteinte associée de la bourse trochantérienne.

La prise en charge repose principalement sur une rééducation progressive adaptée au niveau d’irritabilité du tendon.
Contrairement à l’idée de repos strict, l’objectif est plutôt de contrôler les contraintes mécaniques tout en maintenant une stimulation adaptée du tendon.

Les premières étapes consistent souvent à diminuer temporairement les activités aggravantes.
Cela ne signifie pas forcément un arrêt total de la course, mais plutôt un ajustement des charges pour limiter les douleurs.

La rééducation s’articule ensuite autour de plusieurs axes :

  • renforcement progressif des muscles fessiers
  • amélioration du contrôle du bassin
  • correction des facteurs biomécaniques favorisants

Les exercices isométriques peuvent être utilisés dans les phases douloureuses afin de réduire les symptômes tout en maintenant une activation musculaire.
Progressivement, le travail devient plus dynamique et spécifique aux contraintes sportives du coureur.

Certaines approches complémentaires peuvent être proposées selon les cas : thérapie manuelle, travail de mobilité, conseils de gestion de charge ou réathlétisation spécifique à la course.

Les infiltrations ne constituent généralement pas le traitement de première intention. Elles peuvent parfois être envisagées dans certaines situations particulières, mais leur indication doit être discutée médicalement.

Combien de temps faut-il pour reprendre la course après une tendinopathie du moyen fessier ?

La durée de récupération varie selon l’ancienneté des symptômes, le niveau d’irritation du tendon et la capacité à corriger les facteurs favorisants. Chez certains sportifs, l’amélioration survient en quelques semaines.
Dans les formes plus installées, plusieurs mois peuvent être nécessaires.

La reprise de la course doit rester progressive. Un retour trop rapide à la charge initiale expose à une récidive ou à une persistance des douleurs.
Les critères de reprise incluent généralement :

  • une diminution nette des douleurs au quotidien
  • une bonne tolérance aux exercices de renforcement
  • une stabilité satisfaisante lors des appuis unipodaux

La surveillance des douleurs après l’effort reste essentielle. Une légère gêne transitoire peut parfois être acceptable, mais une augmentation persistante des symptômes doit conduire à adapter les charges.

Chez le coureur, la prévention joue également un rôle central. Un travail régulier de renforcement musculaire, une progression raisonnée des entraînements et une bonne récupération permettent souvent de limiter les risques de récidive.

Les sportifs ayant déjà présenté des douleurs latérales de hanche ont intérêt à rester attentifs aux premiers signes d’alerte.
Une prise en charge précoce évite fréquemment l’installation d’une douleur chronique plus difficile à traiter.

En conclusion

La tendinopathie du moyen fessier constitue une cause fréquente de douleur latérale de hanche chez les coureurs et les sportifs d’endurance.
Souvent liée à une surcharge mécanique progressive, elle nécessite une évaluation précise afin d’écarter d’autres pathologies de hanche.

Une rééducation adaptée, centrée sur la gestion de charge et le renforcement musculaire, permet généralement une reprise progressive du sport dans de bonnes conditions.
Une prise en charge précoce reste essentielle pour éviter la chronicisation des symptômes.

Sources

FAQ

  • Comment savoir si ma douleur de hanche vient du moyen fessier ?

    Une douleur liée au moyen fessier se situe généralement sur le côté de la hanche, avec une gêne à la course, à la montée des escaliers ou en position allongée sur le côté douloureux. Un examen clinique reste nécessaire pour confirmer le diagnostic.

    Peut-on continuer à courir avec une tendinopathie du moyen fessier ?

    Dans certains cas, oui. La poursuite de la course dépend surtout du niveau de douleur et de l’irritabilité du tendon. Une adaptation temporaire des charges est souvent préférable à un arrêt complet.

    Combien de temps dure une tendinopathie du moyen fessier ?

    La récupération peut prendre de quelques semaines à plusieurs mois selon l’ancienneté des symptômes et la qualité de la prise en charge.

    Quels exercices sont utiles pour soulager cette douleur latérale de hanche ?

    Les exercices de renforcement progressif des muscles fessiers et du contrôle pelvien sont généralement les plus utilisés. Ils doivent être adaptés au niveau de douleur du patient.

    La tendinopathie du moyen fessier peut-elle revenir ?

    Oui, surtout si les facteurs de surcharge persistent. Une reprise trop rapide du sport ou l’absence de travail musculaire peuvent favoriser les récidives.