La fin d’un plâtre marque souvent le début de la rééducation après une fracture, une étape essentielle pour retrouver une fonction normale du membre concerné. Même lorsque l’os est consolidé, les muscles, les tendons, les ligaments et les articulations ont subi les effets de plusieurs semaines d’immobilisation.
Au cabinet Koss, situé à Paris 8, cette phase est abordée de manière individualisée afin d’aider chaque patient à reprendre ses activités quotidiennes ou sportives dans les meilleures conditions, en complément de la prise en charge médicale du chirurgien ou du médecin.
L’immobilisation est indispensable pour permettre à un os fracturé de consolider dans de bonnes conditions. En revanche, elle entraîne rapidement des adaptations de l’organisme.
Dès les premières semaines, la masse musculaire diminue. Selon les études, une immobilisation peut entraîner une perte de force de plusieurs dizaines de pourcents, parfois en seulement deux à trois semaines selon le segment concerné.
Les muscles travaillent moins, les fibres s’atrophient progressivement et la coordination se dégrade.
Les articulations sont également concernées. L’absence de mouvement réduit la souplesse de la capsule articulaire, des ligaments et des tissus environnants.
Cette raideur explique pourquoi il devient parfois difficile de plier un poignet, de tendre un coude ou de retrouver une marche fluide après une fracture de cheville.
Enfin, le système nerveux participe aussi à ces difficultés. Le cerveau reçoit moins d’informations sensorielles provenant du membre immobilisé, ce qui perturbe la précision des mouvements et l’équilibre.
Ces différents phénomènes sont parfaitement normaux. Ils ne signifient pas que la fracture est mal consolidée mais expliquent pourquoi une récupération complète demande souvent plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon la gravité de la blessure.